Albert Jacquard démonte le concept de « Propriété Intellectuelle »

Une guerre conceptuelle, sémantique a commencé visant à privatiser peu à peu ce qui pourrait être de l’ordre du monde des idées et peut être si nous n’y prenons pas garde du phénomène de la pensée. Pour se faire un nouveau vocabulaire est en train d’émerger, tel l’expression sémantique mensongère « propriété intellectuelle », visant à faire admettre l’inadmissible, c’est à dire qu’un seul homme peut se prévaloir être le propriétaire d’une idée.

Libre Accès soutenue par plusieurs chercheurs et artistes commence un travail ayant pour objet d’ éradiquer ces expressions sémantiques mensongères. Il est vital que les citoyens et à plus forte leurs représentants n’emploient le vocabulaire crée par les lobby des grandes multinationales, visant à faire admettre leur point de vu par l’utilisation de concepts erronés, tout le monde sait qu’une fois admis un mauvais raisonnement, il est difficile de retrouver le chemin de la vérité.

C’est autour de l’intervention de Richard Stallman (fondateur du mouvement du logiciel libre) dénonçant l’expression « propriété intellectuelle » lors de la rencontre « Garantir les libertés publiques pour préserver les biens communs« , qu’il nous a semblé utile de faire réagir ceux participant à la préservation des « biens communs » de l’humanité, tel le généticien Albert Jacquard.

Dans cet extrait, nous assistons à l’intervention de Richard Stallman dénonçant le danger d’utiliser l’expression « propriété intellectuelle », et à un extrait de l’interview d’Albert Jacquard, réagissant au propos de Richard Stallman que nous lui avons fait écouter peu de temps auparavant.

Article publié sur http://libreacces.org/spip.php?article93; sous licence Art Libre

Les 7 péchés de Windows 7

Pour les personnes qui ont toujours eu l’habitude d’utiliser un environnement de travail de type Microsoft Windows, après Windows XP et Windows Vista, ce sera bientôt au tour de «Windows 7» de s’imposer à elles.

La Free Software Foundation, association militant pour la promotion et l’utilisation de logiciels libres et open sources, comme GNU/Linux, OpenOffice, Firefox, VLC, pour n’en citer que quelques-uns, vient de lancer une campagne baptisée «Windows 7 Sins» (Windows 7 / 7 péchés).

Comme vous l’aurez compris, après celle de «Bad Vista» en son temps, cette campagne s’attaque de front au futur Windows 7, qui débarquera prochainement. Mais que reproche-t-on à Microsoft et à son nouveau système d’exploitation?

  • 1. Le lobbying dans le milieu de l’éducation: Aujourd’hui, la plupart des enfants en contact avec des ordinateurs n’apprennent à utiliser les programmes que d’une seule boîte: Microsoft. La raison pour laquelle Microsoft dégage tant de moyens «au service» de l’éducation est facile à comprendre.  De cette façon, Microsoft entretient son monopole, tandis que l’argent public est utilisé  en faveur d’une logique de dépendance plutôt que de favoriser l’émancipation technologique.
  • 2. L’intrusion dans la vie privée: Microsoft utilise des logiciels tels que Windows Genuine Advantage pour inspecter le contenu des disques durs des utilisateurs. Les utilisateurs sont par ailleurs tenus d’accepter les conditions des licences de façon unilatérale pour pouvoir utiliser ces programmes.
  • 3. La position de monopole: Pratiquement tous les ordinateurs neufs vendus disposent d’un système d’exploitation Windows pré-installé dessus, sans que d’autres alternatives ne soient proposées (alors qu’elles sont nombreuses à exister).  Microsoft va jusqu’à imposer ses exigences aux fournisseurs de matériel afin de s’assurer que chaque machine vendue dispose de son propre système d’exploitation alors qu’une demande existe pour acheter des machines sans système d’exploitation ou avec des systèmes «alternatifs».
  • 4. Les restrictions de libertés des utilisateurs (lock-in):  Microsoft pousse régulièrement  ses utilisateurs à installer de nouvelles versions  de logiciels, en supprimant le support d’anciennes versions de Windows ou de Office par exemple. Les anciennes versions deviennent alors incompatibles et les documents illisibles malgré le «besoin» de renouveler les  machines pour pouvoir utiliser des versions plus récentes.
  • 5. Sa manipulation des normes: Microsoft n’hésite pas à jouer de son influence pour bloquer les processus de normalisation des formats de documents libres, comme l’Open Document Format, qui menacerait le contrôle qu’il a sur les utilisateurs via des formats propriétaires Word. L’avantage d’utiliser des formats standards est pourtant de garantir l’accès à l’information de manière pérenne. A contrario les versions successives de «.doc» de Microsoft ne sont pas compatibles entres elles et beaucoup de documents sont aujourd’hui inutilisables, quelques années seulement après leur création.  Tout le monde en paie le prix inutilement.
  • 6. Le déploiement de DRM (Digital Restrictions Management): Avec Windows Media Player, Microsoft travaille en collusion avec les grands groupes de médias qui imposent leurs restrictions sur la copie et la lecture des médias de manière active. De part son statut de «bien immatériel», les DRM limitent la pleine jouissance d’un bien acquit en toute légalité (vous ne pouvez plus exercer librement votre droit à la copie privée par exemple).
  • 7. Le manque de sécurité pour utilisateurs: Windows a une longue histoire en terme de failles de sécurité.  Ces dernières  permettent la propagation de virus et rendent possible le contrôle distant  d’ordinateurs dans le but de créer des réseaux d’ordinateurs-spammeurs. Sans ces failles de Windows, ces problèmes de sécurité pour tous n’existeraient peut-être pas aujourd’hui. Puisque le code source de Windows n’est pas accessible (le code est propriétaire et donc fermé) tous les utilisateurs (ainsi que les écoles, les services publics, les associations, les professionnels, etc.)  sont directement dépendants de Microsoft pour résoudre ces problèmes.

.
Le moment venu, ce sera peut-être l’occasion de passer à un système d’exploitation libre comme GNU/Linux. Pensez-y ! De nombreuses personnes sont prêtes à vous aider!

Pour en savoir plus, consultez le site de la campagne: http://windows7sins.org et soutenez le FSF!

Texte librement traduit, adpaté et augmenté. D’après le communiqué de la FSF sur: http://windows7sins.org

Amarok: déplacer sa collection sans perte!

AmarokSi vous utilisez Amarok régulièrement, au fil du temps, ce génial programme KDE pour Linux connait vos gouts et habitudes. Sans se tromper, il vous sélection la musique que vous voulez entendre que ce soit au matin avec le café ou un après-midi d’été pour une sieste bien méritée.

Mais voilà, si vous déplacez ou renommez les répertoires ou les fichiers, Amarok ne peut plus associer vos statistiques d’écoute, images, paroles, etc au fichier audio en question, même bien taggé. Que dire alors si vous déplacez toute votre collection sur un autre disque dur ou une autre partition? Vous imaginez…

Il existe bien un script appelé « Move ». Il fonctionne très bien au cas par cas. Mais justement si ce n’est qu’une question isolée, ce n’est pas vraiment utile.

Que faire alors? Réenconder la collection, ses préférences, etc, et attendre des mois que votre profile de mélomane s’affine pour Amarok?

Il y a plus simple, sans faire trop compliqué: SQlite Data Browser (sudo apt-get install sqlitebrowser pour installer le programme). C’est bien entendu un logiciel libre.

 Poursuivre la lecture

«Imaginary Property» au Cinema Nova

Imagery PropertyAprès des mois de préparation, la programation “Imaginary Property” est enfin sortie…

La programmation se déroulera du 14 mai au 7 juin à Bruxelles et parcourra différentes thématiques: le droit d’auteur, les licences libres, les logiciels libres, le brevetage du vivant,… à travers des projections de films, des débats, des concerts, …

Le tout se passe au Cinema Nova, 3 rue d’Arenberg (1000 Bruxelles). Le programme complet est disponible à l’adresse sur le site web du Nova.

Quelques débats/présentations qui devraient intéressés certains d’entre-vous.

En version courte, ça donne:

 Poursuivre la lecture

Eben Moglen : “Je ne les qualifierai pas de voleurs, sauf s’ils me traitent de pirate”

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste (The dotCommunist Manifesto, en VO), Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi un des plus pertinents, de la société de l’information.

C’est à ce titre qu’il avait été invité par la Fing et la Quadrature du Net, un collectif de défense des libertés à l’ère du numérique, à venir parler, le 5 juin dernier à la Cantine, des liens entre culture et internet (télécharger la vidéo).

 

Eben Moglen Conference

 

Eben Moglen Conference : http://www.laquadrature.net/fr/conference-deben-moglen-du-jeudi-5-juin-l…

Cet article de Jean-Marc Manach a été publié sur InternetActu.net le 1er juillet 2008 sous licence Creative Commons BY-NC/2.0/Fr.

 Poursuivre la lecture