Surfer plus vite sans être traqué

Quand on est sur Facebook ou face à une liste de résultats de recherche sur Google et que l’on clique sur un lien que se passe-t-il? Observez bien la barre d’adresse de votre navigateur: avant d’arriver sur le site attendu, vous passez systématiquement par une adresse intermédiaire propre à Facebook ou Google. Cette étape permet à ces entreprises d’analyser les requêtes et d’établir des statistiques d’utilisation.

Conséquence: vous n’arrivez pas directement sur le lien affiché, votre requête est enregistrée et analysée, le délai entre le click et l’arrivée sur le site est sensiblement plus long selon l’état de disponibilité du serveur (dans les pires cas, plusieurs secondes).

Que faire? Facile: installer ces deux petits scripts pour GreaseMonkey:

GreaseMonkey est une extension pour Firefox et doit préalablement être installée.

panoptICONS


«panoptICONS» attire l’attention sur le fait que nous sommes constamment surveillé par des caméras de surveillance dans les centres urbains. La caméra de surveillance semble être devenue un véritable fléau qui se nourrit de notre vie privée. Pour représenter ceci, les oiseaux caméra ont été placés dans le centre-ville d’Utrecht, où ils se nourrissent de notre présence…

En savoir plus : http://www.panopticons.nl/

Les 7 péchés de Windows 7

Pour les personnes qui ont toujours eu l’habitude d’utiliser un environnement de travail de type Microsoft Windows, après Windows XP et Windows Vista, ce sera bientôt au tour de «Windows 7» de s’imposer à elles.

La Free Software Foundation, association militant pour la promotion et l’utilisation de logiciels libres et open sources, comme GNU/Linux, OpenOffice, Firefox, VLC, pour n’en citer que quelques-uns, vient de lancer une campagne baptisée «Windows 7 Sins» (Windows 7 / 7 péchés).

Comme vous l’aurez compris, après celle de «Bad Vista» en son temps, cette campagne s’attaque de front au futur Windows 7, qui débarquera prochainement. Mais que reproche-t-on à Microsoft et à son nouveau système d’exploitation?

  • 1. Le lobbying dans le milieu de l’éducation: Aujourd’hui, la plupart des enfants en contact avec des ordinateurs n’apprennent à utiliser les programmes que d’une seule boîte: Microsoft. La raison pour laquelle Microsoft dégage tant de moyens «au service» de l’éducation est facile à comprendre.  De cette façon, Microsoft entretient son monopole, tandis que l’argent public est utilisé  en faveur d’une logique de dépendance plutôt que de favoriser l’émancipation technologique.
  • 2. L’intrusion dans la vie privée: Microsoft utilise des logiciels tels que Windows Genuine Advantage pour inspecter le contenu des disques durs des utilisateurs. Les utilisateurs sont par ailleurs tenus d’accepter les conditions des licences de façon unilatérale pour pouvoir utiliser ces programmes.
  • 3. La position de monopole: Pratiquement tous les ordinateurs neufs vendus disposent d’un système d’exploitation Windows pré-installé dessus, sans que d’autres alternatives ne soient proposées (alors qu’elles sont nombreuses à exister).  Microsoft va jusqu’à imposer ses exigences aux fournisseurs de matériel afin de s’assurer que chaque machine vendue dispose de son propre système d’exploitation alors qu’une demande existe pour acheter des machines sans système d’exploitation ou avec des systèmes «alternatifs».
  • 4. Les restrictions de libertés des utilisateurs (lock-in):  Microsoft pousse régulièrement  ses utilisateurs à installer de nouvelles versions  de logiciels, en supprimant le support d’anciennes versions de Windows ou de Office par exemple. Les anciennes versions deviennent alors incompatibles et les documents illisibles malgré le «besoin» de renouveler les  machines pour pouvoir utiliser des versions plus récentes.
  • 5. Sa manipulation des normes: Microsoft n’hésite pas à jouer de son influence pour bloquer les processus de normalisation des formats de documents libres, comme l’Open Document Format, qui menacerait le contrôle qu’il a sur les utilisateurs via des formats propriétaires Word. L’avantage d’utiliser des formats standards est pourtant de garantir l’accès à l’information de manière pérenne. A contrario les versions successives de «.doc» de Microsoft ne sont pas compatibles entres elles et beaucoup de documents sont aujourd’hui inutilisables, quelques années seulement après leur création.  Tout le monde en paie le prix inutilement.
  • 6. Le déploiement de DRM (Digital Restrictions Management): Avec Windows Media Player, Microsoft travaille en collusion avec les grands groupes de médias qui imposent leurs restrictions sur la copie et la lecture des médias de manière active. De part son statut de «bien immatériel», les DRM limitent la pleine jouissance d’un bien acquit en toute légalité (vous ne pouvez plus exercer librement votre droit à la copie privée par exemple).
  • 7. Le manque de sécurité pour utilisateurs: Windows a une longue histoire en terme de failles de sécurité.  Ces dernières  permettent la propagation de virus et rendent possible le contrôle distant  d’ordinateurs dans le but de créer des réseaux d’ordinateurs-spammeurs. Sans ces failles de Windows, ces problèmes de sécurité pour tous n’existeraient peut-être pas aujourd’hui. Puisque le code source de Windows n’est pas accessible (le code est propriétaire et donc fermé) tous les utilisateurs (ainsi que les écoles, les services publics, les associations, les professionnels, etc.)  sont directement dépendants de Microsoft pour résoudre ces problèmes.

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Le moment venu, ce sera peut-être l’occasion de passer à un système d’exploitation libre comme GNU/Linux. Pensez-y ! De nombreuses personnes sont prêtes à vous aider!

Pour en savoir plus, consultez le site de la campagne: http://windows7sins.org et soutenez le FSF!

Texte librement traduit, adpaté et augmenté. D’après le communiqué de la FSF sur: http://windows7sins.org

Podcast: Les Libertés Publiques

De plus en plus dans chaque geste de notre vie quotidienne les nouvelles technologies s’invitent. Elles  nous rendent service bien sûr mais nous identifient, nous localisent, nous tracent aussi.

Il en est de même pour nos recherches sur Internet ou pour la constitution de fichiers qui nous classent selon des critères qui nous échappent et recèlent des informations qui ne sont pas toujours exactes. Loin de là. Nombreuses sont d’ailleurs les institutions à s’émouvoir des risques de ces avancées technologiques sur nos libertés individuelles.

Il y a peu de temps encore la Commission Nationale informatique et liberté la CNIL rendait son 29è rapport annuel. Dans une certaine indifférence il faut bien le reconnaitre.

Pourtant en près de 40 pages cette commission indépendante qui emploie 132 personnes pour veiller sur nos libertés informatiques  recense les dérapages, les erreurs et les manquements constatés tant dans la gestion et la constitution des fichiers de police que dans l’installation de système de vidéosurveillance ou de biométrie. On y découvre quelques chiffres qui font froid dans le dos.

Par exemple 83% des fichiers de Police contrôlés en 2008 par la commission étaient « inexacts, erronés ou périmés ».

On entendra d’ailleurs au sujet des fichiers de police le président de la CNIL, Alex Türk dans la seconde partie de cette émission.

Nous aborderons aussi  la question de la vidéo surveillance avec le point de vue d’Alain Bauer, un des conseillers du président de la République en matière de sécurité.

«Les libertés publiques», dans Microscopie du 13 juin 2009, une émission de Radio France Internationale:

Partie 1
[audio:http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/magazines/r113/microscopie_1_20090613_0810.mp3]

Partie 2
[audio:http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/magazines/r113/microscopie_2_20090613_0833.mp3]

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