Nurpa

NURPA est l’acronyme de Net Users’ Rights Protecion Association (trad. Association de Protection des Droits des Internautes).

La NURPA est une initiative citoyenne belge créée en réponse à la proposition de loi « Riposte graduée » de l’ex-sénateur Philippe Monfils.

Cette association défend les droits et libertés des citoyens sur Internet.

Ne manquez pas de vous tenir informé de leurs activités sur http://www.nurpa.be/

Robocopyright ACTA

C’est quoi ACTA ?

Depuis le printemps 2008, L’Union européenne, les États-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie ainsi qu’un certain nombre d’autres pays négocient secrètement un accord commercial destiné à lutter contre la contrefaçon (Anti-Counterfeinting Trade Agreement). Suite à des fuites de documents confidentiels, il apparaît clairement que l’un des buts principaux de ce traité est de forcer les pays signataires à mettre en place des mesures de répression de partage d’œuvre sur Internet sous la forme de “riposte graduée” et de filtrage du Net.

Alors que d’importants débats ont lieu sur la nécessité d’adapter le droit d’auteur à l’ère numérique, ce traité cherche à contourner les processus démocratiques afin d’imposer, par la généralisation de mesures répressives, un régime juridique fondamentalement dépassé qui pourrait bien sonner le glas de la neutralité du Net.

Pour en savoir plus, consultez le dossier sur ACTA sur le site de la Quadrature du Net

Pirater n’est pas voler!

Je suis tombé ce matin sur un article fort intéressant sur le blog de Stephanie Booth. L’article est une analyse des mythes employés  contre le partage de fichiers… Ces mythes, vous en avez déjà entendu parler, ce sont par exemple les suivants:

  • « Pirater, c’est voler »
  • Chaque copie téléchargée représente la perte d’une vente
  • Les artistes sont des gens qui vendent des CD
  • La chute des ventes de CDs est imputable au téléchargement illégal
  • On est tous des criminels!
  • On eut être « propriétaire » une idée
  • C’est la fin du monde!

piracy-is-not-theftJe ne vous livre ci-dessous que l’introduction de l’article et non son intégralité car, étrangement pour un article sous licence Creative Commons et traitant du partage sur internet, cela déplaisait à son auteure, malgré toute les mentions de rigueurs. Mais je vous encourage, bien entendu, à lire l’article  en son intégralité.

Pirater n’est pas voler. Le vol enlève l’objet original, le piratage le duplique:

Pirater, c’est donc plutôt comme photocopier un livre à la bibliothèque ou vite graver une copie d’un CD qu’on nous a prêté.

Je suis atterrée de voir à quel point le lavage de cerveau opéré par la grosse machine a faire du fric de l’industrie du film et de la musique a été efficace: nombre de personnes dans mon entourage avalent tout rond l’affirmation selon laquelle le téléchargement d’oeuvres protégées par le droit d’auteur est un crime comparable (si ce n’est pire!) à aller se servir dans le porte-monnaie des artistes.

Il est temps de monter au front, à l’heure de la Loi Hadopi, du procès The Pirate Bay (suite auquel le Parti des Pirates est en passe de devenir un acteur majeur de la politique suédoise), et du cautionnement par le Tribunal Administratif Fédéral des activités de traquage d’IP par la société Logistep (rejoignez le groupe Facebook), pour renverser la vapeur, lutter contre ce lavage de cerveau, dénoncer les arguments fallacieux (voire malhonnêtes et confinant au mensonge) d’une industrie qui échoue à se réinventer face aux évolutions technologiques du monde moderne, bref, remettre les pendules à l’heure et l’église au milieu du village.

Contrairement à ceux qui voudraient nous faire penser que télécharger (ou partager) un mp3 ou une série télé fait de nous des criminels endurcis (souvent récidivistes), méritant la prison, l’amende, ou tout du moins l’opprobre général de la société (nous mettant du coup dans le même sac que les meurtriers, les voleurs, les faussaires, les plagiaires, et autres escrocs) — je vais prendre le temps ici d’expliquer ce que j’avance. On fera un peu d’histoire, un peu d’argumentatif que tout le monde peut suivre, je ferai intervenir quelques témoins, on regardera quelques chiffres. Je m’efforcerai de nommer les mythes que nous servent au petit-déjeuner les apôtres d’un droit d’auteur conçu pour le monde des objets physiques, et nous les regarderons ensemble s’écrouler sous le poids de la réalité numérique d’aujourd’hui. (Oui, “mythe” c’est un peu plus diplomatique que “mensonge”.)

Ce n’est pas gagné d’avance:

  • le lavage de cerveau à fonctionné — à force de répéter les choses, les gens finissent par y croire
  • les raisonnements et les statistiques n’ont que peu de poids face à un adversaire qui manipule l’émotionnel
  • la loi reste la loi, et le non-respect du droit d’auteur est illégal.

Mais ne nous décourageons pas. En répétant à notre tour, on peut espérer se faire entendre par nos concitoyens.

Lire la suite de l’article (lien externe)

Eben Moglen : “Je ne les qualifierai pas de voleurs, sauf s’ils me traitent de pirate”

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste (The dotCommunist Manifesto, en VO), Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi un des plus pertinents, de la société de l’information.

C’est à ce titre qu’il avait été invité par la Fing et la Quadrature du Net, un collectif de défense des libertés à l’ère du numérique, à venir parler, le 5 juin dernier à la Cantine, des liens entre culture et internet (télécharger la vidéo).

 

Eben Moglen Conference

 

Eben Moglen Conference : http://www.laquadrature.net/fr/conference-deben-moglen-du-jeudi-5-juin-l…

Cet article de Jean-Marc Manach a été publié sur InternetActu.net le 1er juillet 2008 sous licence Creative Commons BY-NC/2.0/Fr.

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