Bruxelles à vélo – Vignette #4

Ma Campagne. Dans la zone avancée pour cycliste, j’assiste à un échange entre une personne à vélo et une autre à moto. La cinquantaine tous les deux. Dans la même situation que moi, l’autre jour, le cycliste essaie de sensibiliser le motard. Ce dernier ne semble pas très réceptif. Pour lui « les cyclistes se croient tout permis », il ne voit pas en quoi sa présence dans une ZAC pose un problème à l’égard des personnes vélo qui, de toute façon, « démarrent comme des escargots »…

Pour rappel, la zone avancée pour cyclistes, est uniquement réservée aux cyclistes et petits cyclomoteurs. Les autos, les motos, les scooters n’ont rien  à y faire et rendent nulle l’utilité de ces dispositifs.

Bruxelles à vélo – Vignette #3

Une grosse moto remonte la file de voitures rue de Defacqz, vers le carrefour Janson. Elle s’arrête à côté de moi, dans la zone avancée pour cyclistes (ou « sas vélo »). Pas très rassurant de se retrouver à côté d’une moto de 200 kg que le motard tient à l’arrêt sur la pointe des pieds. Attention aux rails du tram en repartant (carrefour dangereux), mais ça va, il fait sec.

Sur le même sujet : Chers autos, motos et scooters : libérez les sas vélos ! 

Bruxelles à vélo – Vignette #1

Avenue Louise (rue cyclable). Deux policiers à vélo arrêtent un cycliste pour un motif que j’ignore. Peut-être roulait-il trop près des portières de voitures? Je continue mon chemin, le taxi devant moi accélère, il roule à plus de 30 km/h, c’est certain. Dépasse un cycliste en le frôlant, puis un second. À proximité de la rue de la Concorde, il doit ralentir, file d’autos. Il aura commis plusieurs infractions graves et mis en danger plusieurs personnes. Sans s’en rendre compte, fort probablement.

Petit rappel : la rue cyclable est limitée à 30 km/h ; le cycliste y est prioritaire ; les voitures ne peuvent pas dépasser les cyclistes. Même sans ce statut de rue cyclable, cette rue à une bande (si on ne compte pas les parkings), en sens unique, ne permet pas à un automobiliste de dépasser un cycliste sans danger (autrement dit, en respectant le code de la route). Le cycliste lui-même se doit de rouler à 1 m de distance des portières, l’automobiliste doit au moins laisser cette même distance entre lui et le vélo. Pourtant, tous les jours, voitures, camionnettes et taxis – des professionnels dont c’est le métier de conduire nuit et jour – dépassent les vélos dans cette situation, dans cette rue cyclable et ailleurs, sans mesurer le danger qu’ils occasionnent (et généralement en toute impunité).

 

Fairphone : de la transparence et du community management

La transparence chez Fairphone, c’est relatif. D’un coté, on a la traçabilité des minerais, le décompte des coûts de production, etc. C’est une très bonne chose et une grande qualité de l’entreprise. Pour le reste – et je le déplore – c’est surtout de la communication.

Dans les valeurs affichées par Fairphone, il y a la transparence, la collaboration, le soutien de la communauté…

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En pratique, c’est pas toujours ça. Par exemple, à plusieurs reprises, émettant des critiques – argumentées et polies – sur le forum des utilisateurs de Fairphone, mes sujets ont été déplacés, voire supprimés.

Lors du crowdfunding du Fairphone 2, on a nous a laissé entendre que le Fairphone 2 serait un téléphone open-source sur lequel on pourrait installer des autres OS (Cyanogenmod, FirefoxOS, SailfishOS,…). Un modèle du genre. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas et qu’on nous a vendu un téléphone full Google (même s’il existe une version dite « open-source » sans les applis Google).

En même temps, depuis des mois et des mois, des utilisateurs enthousiastes essayent de porter d’autres OS. Mais Fairphone ne daigne apporter la moindre aide ou réponse à certaines questions fondamentales (notamment sur les aspects légaux liés à l’utilisation des blob binaires propriétaires nécessaires au bon fonctionnement). Pas le temps, démerdez-vous.

Fairphone avait également annoncé que le développement de son OS serait collaboratif, que les développeurs bénévoles pourraient apporter leurs contributions, voir l’évolution du code, via un dépôt git ou semblable… Mais rien de ce coté. C’est toujours opaque. Lors des mises à jours, on doit se contenter du changelog annoncé, mais on ne peut pas voir réellement ce qui a changé.

De manière plus générale, au niveau des bugs et défauts qui concernent tous les utilisateurs, Fairphone n’est pas plus transparent.

J’en ai fait plus d’une fois l’expérience. Même en participant bénévolement aux bêta tests, quand on signale une nouveau bug, on n’a pas de feedback. On ne sait pas pourquoi un nouveau bug est encore là après une ou deux mises à jour, ni si le problème est suivi, et encore moins quand il sera corrigé… Mais merci de consacrer du temps à Fairphone pour tester les mises à jours.

Combien d’appareils défectueux, quelles sont causes des problèmes, les solution apportées, les difficultés, l’état d’avancement des correctifs de bugs? Et que dire de la disponibilité des pièces de remplacement? Silence radio. Vous disiez transparence?

Après moins d’un an d’utilisation du Fairphone, bien que convaincu par la démarche, je dois avouer que je suis déçu. Non par sur les imperfections de l’appareil, mais sur la manière dont la société Fairphone fonctionne et de ses relations avec « la communauté ». Mois après mois, Fairphone brille dans les médias à l’occasion des prix socio-environnementaux qu’il décroche (ce qui en soit est une bonne chose de voir que sa démarche est reconnue et soutenue), mais il en oublierait presque qu’il a encore des comptes à rendre à ses utilisateurs et que, d’un point de vue technologique, c’est pas encore ça…

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, c’était mon petit coup de gueule. Encore gentil, je trouve, après avoir passé tant de temps à promouvoir la démarche et à aider d’autres utilisateurs dans leurs soucis avec le Fairphone 2.

La version publiée (en anglais) sur le forum des utilisateurs de Fairphone.