Bruxelles – Les travaux publics #2

Rue du Page à Ixelles. Bien qu’un ICR passe par cette rue, malgré les commerces, les restaurants, les cafés et les écoles, la rue a été rénovée, de façade à façade, tel qu’on l’aurait fait dans les années 1990. Bravo à la commune d’Ixelles !

Deux bandes de stationnement réservées aux autos ont été conservées de part et d’autre. Mais soyons de bon compte, les vélos sont maintenant légalement autorisés à prendre la Rue du Page dans les deux sens (sens unique limité). Ce n’était pas le cas jusque-là, malgré l’ICR.

N’empêche, avec ces deux bandes de stationnement, le SUL est étroit lorsqu’un croise un véhicule (et face à un camion,  vous ne passerez pas). Un SUL a éviter si vous avez une remorque à votre vélo.

Mais parlons des travaux. Ceux-ci seront bientôt terminés. Il ne manque plus que la dernière couche de bitume.

La nouvelle signalisation a été placée il y a plus d’un mois (zone 30, sens unique, SUL, etc…).
La signalisation provisoire a partiellement été enlevée.

Mais pourquoi diable, une fois la signalisation provisoire enlevée, les nouveaux panneaux ne sont-il pas déballés pour prendre le relais et assurer… la signalisation ?!

Qui plus est, la signalisation semble déjà (ou encore) incomplète. Sur un des tronçons, il manque l’indication du SUL (M2) pour les personnes à vélos.

Et plus loin, sur la Chaussée de Waterloo, aucun panneau (B17?) n’indique la priorité de droite pour les vélos qui sortent de la Rue du Page. Notez que durant les travaux, le responsable de la signalisation n’avait pas non plus jugé utile de l’apposer (alors que le SUL était bien balisé).

Ce croisement, entre la Chaussée de Waterloo et la Rue du Page est particulièrement dangereux, soyez prudents (à pied, à vélo, ou en voiture) !

Bruxelles – Les travaux publics #1

Revenons sur la rénovation des accès du passage souterrain, sous l’Avenue Louise, qui avait déjà fait l’objet du billet précédent.

Juste après la publication de celui-ci, des travaux ont eu lieu ! Comme vous l’avez peut-être constaté sur le terrain, il ne s’agit pas vraiment d’un travail exemplaire, mais peut-être est-ce une appréciation subjective…

Mais ce n’est pas tout! D’autres travaux semblent se profiler du côté des escaliers. En tout cas, les accès ont été (provisoirement?) condamnés :

Alors évidemment, on aurait envie de croire à une mauvaise blague d’étudiant,… Mais non, il s’agit bien d’un aménagement « de sécurité » en l’attente – on peut le supposer – d’une rénovation des escaliers.

En tant que citoyen, ce genre d’aménagement provisoire pose question. On voudrait en rire, mais vu qu’il s’agit d’une pratique courante en Région Bruxelloise, c’est plutôt déplorable. Quel professionnel peut-il être fier d’un tel travail ? Y a-t-il un responsable qui supervise le travail sur le terrain, un commenditaire qui réceptionne les travaux ? Est-ce un problème de moyens ? Un problème de compétences ? Du pur je-m’en-foutisme ? Comment les pouvoirs publics acceptent-ils de tels bricolages ?

On peut comprendre que les responsables politiques aient du mal avec ce qu’ils appellent le brussels bashing, mais tout de même ! Il y a des personnes qui vivent à Bruxelles et y travaillent! Il n’y a pas que des navetteurs en voiture. Or, l’espace public, les travaux, la propreté, les aménagements,… c’est l’environnement dans lequel on vit. Et une telle gestion est indigne!

Alors #sprouttobebrussels ?

D’autres billets du genre suivront.

Bruxelles à vélo – Vignette #10

Avenue Louise entre la Place Stéphanie et la rue Defacqz, il existe un passage souterrain qui permet aux piétons et personnes à vélo de traverser l’autoroute urbaine et d’éviter un long détour. Il permet également de faire la connexion entre la « rue cyclable » de l’Avenue Louise et plusieurs ICR.

Au mois de juillet 2017 suite à un accident de voirie, une partie de la barrière de sécurité est endommagée et emportée. L’autorité régionale intervient et place des barrières provisoires.

Au 26 juillet 2017 :

Ce jour-là, un citoyen signale à administration régionale bruxelloise, via l’application Fixmystreet, le danger potentiel. On peut lire:

Suite à un accident, visiblement, des barrières ont temporairement été installées. Celles-ci sont cependant mal disposées ou ont été déplacé de leur emplacement initial. Elles représentent maintenant elles-même un danger et ne remplissent plus leur fonction…

Le fonctionnaire délégué reconnaît le signalement comme valide et pertinent et l’attribue au service concerné.

Évidemment, placées de la sorte, ces barrières ne pouvaient être qu’une installation provisoire. Après le passage de quelques camions et d’autres rafales de vent, les barrières se sont retrouvées au sol.

Au 31 juillet 2017 :

Le concierge de l’immeuble du coin, m’explique que, la veille, les barrières étaient tombées côté rue… Elles sont alors restées au sol, jusqu’à ce qu’il les remette droites. Mais, quelques heures après, elles sont à nouveau tombées, côté piéton cette fois (ce qu’on voit sur les photos). Et elles y resteront.

Au 12 septembre 2017 :

Au 21 novembre 2017 :

Au 29 novembre 2017 :

Le 8 décembre 2017. Mise à jour sur Fixmystreet : « La Région Bruxelles-Capitale (Bruxelles Mobilité) a clôturé l’incident. »

  • Incident n° 82466
  • Signalé le 26-07-2017 17:07
  • Localisation Avenue Louise
  • Catégorie Signalisation / Panneau : Panneau
  • Status Clôturé
  • Traité par Région Bruxelles-Capitale (Bruxelles Mobilité)

Sur le terrain pourtant, au 12 décembre 2017, on voit ceci :

Bruxelles à vélo – Vignette #9

Risquer sa vie, en se faisant doubler par un automobiliste qui roule à toute allure et qui pense que le but du « jeu » est de rouler le plus vite possible entre deux feux-rouges ou deux carrefours, ça arrive régulièrement. Et ce n’est pas que réservé aux taximen. Et cela arrive, bien entendu, également en suivant les Itinéraires Cyclable Régionaux (ICR), voies de prédilections conseillées aux cyclistes par Bruxelles Mobilité. L’ensemble du réseau est, en réalité, saturé et, « ICR » ou non, ça ne change rien. A fortiori tant que les ICR se contenteront d’être des tracés dans la circulation existante.

Ces conducteurs me font peur, mais parfois, me font rire. C’est tellement pathétique de voir que certains d’entre eux n’ont toujours pas compris que ça ne servait à rien de rouler vite en ville, que ça consommait du carburant pour rien, que ça usait leurs plaquettes de frein,… et puis – tout de même – que c’était souvent dangereux, polluant, bruyant, stressant.

Enfin, soit, je réagis parfois ostensiblement à de tels comportements. Pas méchamment, plutôt en me marrant… En ville, à vélo, même sans pistes cyclables, on se déplace plus vite que les voitures, alors se faire doubler entre deux feux-rouges, deux carrefours,… Je m’en moque.

La situation était donc, de mon point de vue de cycliste, risible. Rue de Livourne, Ixelles. Le cabriolet me double (en roulant trop vite), je le dépasse, il me redouble, je le rattrape au feu rouge. Tranquillement. Je me marre. Visiblement ça ne lui plaît pas. Il s’énerve derrière sont volant. Gesticule. M’insulte. Sort de sa voiture (moteur allumé, au feu rouge, à l’arrêt dans la ZAC). Me menace de mort (rien que ça). Comme ça. Moi le « connard de cycliste » qui roule plus vite que lui. « Et qui cherche quoi ? ».

Rien. Je me déplace à vélo, parce que c’est plus rapide, plus efficace, plus propre.
Mais dois-je risquer ma vie et me faire menacer, pour aller travailler à vélo, à Bruxelles?

Les Itinéraires Cyclable Régionaux sont décidément plein de surprises.

(La vidéo n’est pas de moi, mais se déroule dans le contexte urbain décrit par ces billets…)