Jean-Paul Sartre — Philosophie de la liberté

1. Introduction

Liberté. De nos jours, ce mot est utilisé quotidiennement, nous sommes libres de faire ceci, pas libres de faire cela etc. Mais au fond, nous ne nous posons que rarement la question de savoir ce qu’est la liberté et ce qu’elle implique. On retrouve dans la philosophie de Sartre – comme on le retrouve d’ailleurs dans beaucoup d’autres – ce thème de la liberté. Sa philosophie est « existentialiste », c’est-à-dire qu’elle repose sur la subjectivité, sur la personne consciente qu’est chaque individu humain. C’est au sein de cette subjectivité que nous retrouverons les valeurs fondatrices de la liberté sartrienne.

Nous nous proposons ici de parcourir cette thématique de la liberté et des questions qui l’accompagnent. La première partie présente une brève biographie de Sartre ; elle nous apparaît utile car elle nous permet de positionner sa philosophie dans un contexte temporel et sociétaire plus large que celui évoqué dans ses textes. La deuxième partie est une analyse du concept de la liberté telle qu’il nous est présenté dans un extrait de L’être et le néant. Enfin, la troisième partie, abordera le thème de la liberté chez Sartre d’une manière plus transversale au travers d’autres écrits de Sartre (et particulièrement L’existentialisme est un humanisme). Ces trois parties seront suivies d’une brève conclusion ainsi que d’une bibliographie non exhaustive à laquelle nous renvoyons le lecteur pour approfondir sa recherche.

2. Jean-Paul Sartre (1905 – 1980)

Éléments biographiques1). Jean-Paul Sartre naît le 21 juin 1905 à Paris. Orphelin de père à un an, il est élevé par sa mère, catholique, et son grand-père maternel, protestant et germaniste. Après ses études au Lycée de La Rochelle, il est admis à l’École Normale supérieure en 1924 et passe l’agrégation de philosophie en 1929.

Il enseigne au Lycée du Havre dans les années 1930 avant d’être détaché en 1933-1934 à l’Institut français de Berlin, où il étudie Heidegger et Husserl. A son retour, il s’attelle à une série d’œuvres philosophiques destinées à faire connaître la phénoménologie et l’existentialisme allemand, mais déjà s’affirme fortement sa propre pensée.

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier, puis revient à Paris. Après la guerre, il s’engage alors politiquement, contre le colonialisme notamment, et devient proche des communistes, qu’il soutient sans jamais adhérer au Parti, jusqu’à la répression de l’insurrection hongroise en 1956.

C’est dans L’être et le néant, publié en 1943, que Sartre fonde à proprement parler l’existentialisme français athée. Dans cette œuvre majeure de sa philosophie, le monde y est décrit comme le résultat du travail néantisant du Pour-soi sur l’En-soi. Le Pour-soi désigne le mode d’être de la conscience, propre à l’existant humain. La conscience se projette hors de soi, dans les choses et dans l’avenir. Elle n’est pas, mais existe, c’est-à-dire qu’elle est pure puissance d’échappement, toujours à distance d’elle-même. Cette conscience fait apparaître le monde en se projetant sur l’En-soi, lui prêtant son absence d’être, tout en étant elle-même hantée par cette plénitude d’être aveugle qui l’attire et la rejette en même temps. L’homme se définit ainsi par le vain projet de fonder son être, pour échapper à la contingence de son existence.

Sartre décède à Paris en 1980, à l’âge de 75 ans ; laissant derrière lui l’œuvre d’un des derniers grands intellectuels français engagés. Ses funérailles rassemblèrent la communauté intellectuelle et le peuple de gauche français.

3. La liberté dans L’être et le néant

Dans la quatrième partie de L’être et le néant 2), Sartre aborde la question de la liberté dans un chapitre – d’où est issu notre extrait – s’intitulant « Être et faire : la liberté ».

Venant de caractériser la volonté en terme « d’événement psychique » supporté par une liberté originelle et ontologique, Sartre s’inquiète que la liberté nous paraisse d’emblée comme une « totalité inanalysable ». En effet, comment devrions-nous la concevoir ? Car si nous prenons rapidement conscience que les motifs, les mobiles, les fins de nos actions sont intrinsèquement liés au concept de liberté, nous ne pourrions nous satisfaire d’une réponse légère dans ce domaine. Le fait d’être libre signifie-t-il que nous puissions vouloir n’importe quoi à n’importe quel moment ? Pour Sartre il va de soi que non, il y a bien sûr une réponse plus complexe à fournir, cependant, les conséquences dangereuses qui pourraient découler d’une interprétation légère de ce qu’est la liberté est ce qui, pour le penseur, a fait affirmer à de « bons esprits » que le déterminisme était « plus humain – si on se gardait de le confondre avec le fatalisme – » 3) que le libre arbitre. Cela se justifierait dans le fait que le déterminisme donne au moins une raison à chacun de nos actes alors qu’un libre arbitre inexpliqué ne ferait que rendre plus flou encore notre perception de la liberté d’acte. Par là même, ces « bons esprits » se sont détournés de la croyance en la liberté. Sartre ne rejette pas ce déterminisme, au contraire il affirme que « s’il se limite rigoureusement au psychique, [et] s’il renonce à rechercher un conditionnement dans l’ensemble de l’univers, il montre que la raison de nos actes est en nous-mêmes : nous agissons comme nous sommes et nos actes contribuent à nous faire. » 4) Cette citation est riche de sens dans ce qu’elle implique, elle exprime clairement que nous contribuons nous-mêmes à nous faire, en d’autres termes, elle signifie que nous sommes pleinement libres.

« La liberté humaine [ne fait] qu’un avec l’être du Pour-soi : la réalité humaine est libre dans l’exacte mesure où elle a à être son propre néant. » 5) Nous pouvons, sans prendre le risque de détourner la pensée de l’auteur, identifier le Pour-soi à la conscience. La liberté humaine se caractérise donc par la conscience, mais Sartre continue sa phrase et nous dit que la réalité humaine a à être son propre néant pour être libre. Le terme « néant » est également fort proche de celui de « conscience » dans la mesure où ce néant, comme l’auteur le décrit ici même, doit prendre différentes dimensions, on pourrait presque dire qu’il a certaines conditions à remplir pour que la liberté apparaisse. D’abord, ce néant – comme la conscience – a un devoir temporaliseur, c’est-à-dire que la réalité humaine doit toujours se trouver à distance d’elle-même, « ce qui implique qu’elle ne peut jamais se laisser déterminer par son passé » 6), ensuite elle doit toujours avoir conscience d’elle-même, être « présence à soi » et pas simplement « soi » ; il faut que la conscience soit sa seule source de motivation. Enfin, la réalité humaine doit être transcendance, elle se doit d’être un être originellement en projet, se définissant par sa fin. Ces trois aspects du néant sont trois aspects que revêt la réalité humaine dans la réalisation de sa liberté.

Sartre en arrive alors à une définition d’un « existant libre » en tant qu’ « existant qui, comme conscience, est nécessairement séparé de tous les autres […], qui décide de son passé sous forme de tradition à la lumière de son futur, au lieu de le laisser purement et simplement déterminer son présent et qui se fait annoncer ce qu’il est par autre chose que lui, c’est-à-dire par une fin qu’il n’est pas et qu’il projette de l’autre côté du monde. » 7) Mais Sartre dénie qu’une conséquence de cette définition serait que nos actes soient quelconques ou imprévisibles, bien qu’ils soient entièrement libres. Il accepte néanmoins une remarque à laquelle il s’empressera de répondre après qu’elle aura été formulée. En effet, si nos actes ne peuvent découler ni d’un conditionnement de l’ensemble de l’univers, ni de mon passé comment justifier qu’un acte ne soit pas totalement gratuit ?

Être libre, ce n’est pas seulement se choisir, « un choix est dit libre s’il est tel qu’il eût pu être autre qu’il n’est. » 8) Or bien que tout acte (libre) soit choisi par la conscience, il n’empêche que nous sommes inscrits dans une réalité qui se définit hors de la limite de notre corps et de notre esprit, cette réalité est définie par notre « être-dans-le-monde ». Malgré que dans ce passage Sartre n’entre pas dans les détails concernant les rapports qu’entretient l’individu (dans son Pour-soi réflexif) avec autrui ou avec son environnement, il sous-entend que c’est bien ce rapport qui pousse l’individu à agir, à « modifier sensiblement la totalité organique des projets [que nous sommes] ». 9)

4. La liberté chez Sartre

4.1. « L’homme est condamné à être libre »

« L’homme est condamné à être libre ; condamné parce qu’il ne s’est pas lui créé lui-même, et par ailleurs cependant libre parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait. »10)

Étant condamné à être libre, il porte toute la responsabilité de ses actes, mais il doit également assumer une part de la responsabilité collective, car lui-même, en tant qu’être, contribue au monde, à la société. Ce qui m’arrive, m’arrive par moi et est intégralement mien, je n’ai pas la possibilité de faire porter la responsabilité par quelqu’un d’autre.

Une autre façon de dire serait : quand je pose un acte, je choisis mon acte parce que je me choisis. Choisir, c’est se choisir.

S’il faut définir la liberté, c’est donc une capacité à me choisir moi-même et de différer de celui que je suis. Si on veut changer notre condition, cela n’appartient qu’à nous. La liberté est « l’étoffe de mon être ». Elle implique nécessairement la responsabilité, le choix. Comme nous allons le voir immédiatement, « l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait ».11)

4.2. « L’existence précède l’essence »

C’est dans le même ordre d’idée de ce qui précède que Sartre affirme que « l’existence précède l’essence ».12) Cette formule, caractérisant d’ailleurs tout le mouvement existentialiste signifie, dans la perspective sartrienne, que ce qui nous livre le Pour-soi – ou la personne consciente – c’est la manière d’être au monde, l’existence.

Afin de comprendre la logique démontrant que « l’existence précède l’essence », voyons maintenant comment Sartre s’explique par cet exemple extrait de L’existentialisme est un humanisme.

« Lorsque l’on considère un objet fabriqué, comme par exemple un livre ou un coupe-papier, cet objet a été fabriqué par un artisan qui s’est inspiré d’un concept ; il s’est référé au concept de coupe-papier, et également à une technique de production préalable qui fait partie du concept, et qui est au fond une recette. […] Nous dirons donc que, pour le coupe-papier, l’essence – c’est-à-dire l’ensemble des recettes et des qualités qui permettent de le produire et de le définir – précède l’existence. […] » 13)

Les penseurs essentialistes ont assimilé le rapport artisan / coupe-papier au rapport Dieu / homme : «Le concept d’homme, dans l’esprit de Dieu, est assimilable au concept de coupe-papier dans l’esprit de l’industriel ; et Dieu produit l’homme suivant des techniques et une conception, exactement comme l’artisan fabrique un coupe papier suivant une définition et une technique. » 14)

Mais quand on supprime Dieu (et le point de départ de l’existentialisme sartrien est l’athéisme), alors ce schéma n’a plus de sens. « Si Dieu n’existe pas, il y a au moins un être chez qui l’existence précède l’essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept, et cet être c’est l’homme […]. Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après.» 15)

Chez l’homme, l’existence précède l’essence. « L’homme est seulement, non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut, et comme il se conçoit après l’existence […] ; l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait. » Et Sartre rajoute, « tel est le premier principe de l’existentialisme. C’est aussi ce que l’on appelle la subjectivité ».16)

Si l’existence de l’homme précède son essence, et si l’homme se définit lui-même – et que dès lors il est ce qu’il se fait – alors on peut en déduire que l’homme est libre. Si nous sommes d’accord avec ce qui vient d’être dit, alors nous avons rejoint le point a. de cette partie.

4.3 L’homme comme responsable de ce qu’il est ?

Malgré que nous ne devrions pas oublier qu’aujourd’hui – comme hier d’ailleurs – nous sommes inscrits dans une tradition de pensée et dans une culture qui nous est propre et qui prend parfois le dessus quant à nos jugements, nous pouvons assez spontanément nous poser une question suite aux points a. et b. évoqués ci-dessus : l’homme est-il vraiment responsable de ce qu’il est ? L’homme est-il vraiment libre ?

Ces questions sont légitimes, car nous ne pouvons nier qu’en dehors de nous, il y a un monde et un agencement des choses selon certaines circonstances. Mais pour Sartre, on ne peut pas dire que les situations dans lesquelles je me trouve « déterminent » ma conduite. En projetant – Sartre part du « projet » de tout homme – mes intentions, mes visées d’avenir sur la situation actuelle, je la transforme librement, ou bien je transformerai ma situation en motif d’action. Ce sont donc mes libres projets qui donnent une signification aux situations. Le monde n’est jamais que le miroir de ma liberté et cette liberté est absolue. C’est pourquoi nous pouvons répondre par l’affirmative ; oui, l’homme est responsable de ce qu’il est, indépendamment des circonstances.

4.4 Une « liberté absolue » ?

On dit cette liberté « absolue » car on ne la choisit pas. Elle est en fait la condition de tout choix, c’est pourquoi l’homme ne peut qu’être libre. Choisir de ne pas choisir, c’est encore et déjà faire un choix. Dans la lignée de la question précédente, c’est aussi parce que je ne peux jamais éviter le choix, je suis responsable de tout ce qui m’arrive.

« L’homme ne saurait être tantôt libre, et tantôt esclave : il est tout entier et toujours libre ou ne l’est pas » 17), ce qui se résume par « l’homme est condamné à être libre » 18). Ainsi la liberté n’est pas quelque chose dont je puisse jouir à mon gré : je ne suis pas plus ou moins libre comme je suis plus ou moins riche, plus ou moins compétent, etc.

Comme nous l’avons vu dans notre extrait, la liberté se confond pratiquement avec l’existence de la conscience c’est-à-dire, pour Sartre, avec celle du Pour-soi. L’existence est liberté et même elle ne peut être que liberté.

4.5. Libre de tout faire ?

Mais attention, bien que la liberté soit « absolue », Sartre insiste que le fait que nos actes soient entièrement libres « ne signifient pas qu’ils soient quelconques ou imprévisibles ».19) En fait, Sartre protège sa conception de la liberté : elle est bien absolue, mais non arbitraire ou capricieuse.

En parlant d’une liberté de choix, on peut dire qu’elle suppose la contingence du choix en question. Nous entendons ici le terme « contingent » comme offrant la possibilité concrète de réaliser un choix ; si ce n’est pas le cas, il ne s’agit pas d’un « choix », et encore moins d’une liberté. Par exemple, si Monsieur Tout-le-Monde affirme « Moi j’ai acheté un livre de Sartre en édition de poche, je n’avais pas envie de m’encombrer d’un manuscrit original non relié et non corrigé. », il ne pose pas un choix contingent. En réalité, il n’a pas la liberté de choix entre ces deux possibilités, car il est contraint ici par l’aspect financier qui est évidement lié à l’achat d’un manuscrit ou d’un tapuscrit d’un grand auteur reconnu, philosophe de surcroît, de plus, le document en question n’est sans doute pas à vendre. Remarquons qu’il camoufle cependant ces aspects par un jugement de valeur qui serait que le monsieur ne veut pas « s’encombrer d’un document non relié et non corrigé » car cela ne lui plairait pas. Un (vrai) choix, ce n’est pas cela, un (vrai) choix est tel que nous puissions réaliser chacune des possibilités.

Chez Sartre, la contingence se confond avec la liberté, car, pour lui, l’acte d’un individu engage la personne entière de cet individu. Je suis lié à mon acte, ma liberté de le poser n’est que ma liberté d’être moi.

5. Conclusion

La liberté, comme nous avons pu le voir, n’est donc pas quelque chose que nous pourrions obtenir en l’achetant ou même en la méritant. La liberté s’inscrit dans cette idée de néant ou de manque qu’exprime Sartre. La liberté est toujours à faire, elle n’est donc concevable qu’en terme de projet ou de fin de l’individu.

Même si nous avons tenté cette approche de la liberté d’une manière relativement indépendante par rapport à la philosophie de Sartre, et même si pour lui la liberté de nos actions ne dépend pas, comme nous venons de le voir, du contexte, il faut tout de même préciser que les rapports avec autrui ne sont pas inexistants. Au contraire, autrui procure à l’individu de nombreuses raisons d’être ce qu’il est ; son regard posé sur nous peut être à la source de l’angoisse ou de la mauvaise foi. Et c’est parfois dans ces rapports que l’on peut alors prendre conscience de la liberté dont nous disposons. Sartre a d’ailleurs consacré un nombre conséquent de pages de ses ouvrages philosophiques à cette étude.

Bibliographie

Ouvrages philosophiques de Sartre :

Éditions critiques :

  • Claude POULETTE, Sartre ou les aventures du sujet, L’Harmattan, Paris, 2001 ;
  • Colette AUDRY, Sartre et la réalité humaine, Cinquième édition, Seghers, Paris, 1966 ;
  • Annie COHEN-SOLAL, Sartre 1905-1980, Folio, Essais, Paris, 1985 ;
  • M. CONTAT et M. RYBALKA, Les écrits de Sartre, chronologie, Gallimard, Paris, 1970 ;
  • Ph. CABESTAN et A. TOMES, Le vocabulaire de Sartre, Ellipses, Paris, 2001 ;

Ouvrages généraux d’introduction à la philosophie :

  • Le vocabulaire des philosophes, Philosophie contemporaine (XXe S.), Tome IV, Édition coordonnée par Jean-Pierre ZARADER, Ellipses, Paris ;
  • Dictionnaire des philosophes, seconde édition, Encyclopædia Universalis, Albin Michel, Paris, 2001 ;
  • Dictionnaire de la philosophie, Encyclopædia Universalis, Albin Michel, Paris, 2000 ;
  • Gérard CHOMIENNE, Lire les philosophes, Hachette, Paris, 1998;
  • Philosophie contemporaine, Sous la dir. de Françoise KINOT, France Loisirs, Paris, 2002.

Licence

Ce texte est disponible sous licence Creative Commons-BY-SA – Alexis Jurdant 2003

Notes

1) D’après les biographies de Sartre de Colette AUDRY (Sartre et la réalité humaine, Cinquième édition, Seghers, Paris, 1966) et de Françoise KINOT (dans Philosophie contemporaine, Sous la dir. de Françoise KINOT, France Loisirs, Paris, 2002), ainsi que d’éléments de l’Encyclopædia Universalis électronique (Cinquième édition, article « Sartre »).
2) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, Gallimard, NRF, Paris, 1943, pp. 529 – 531.
3) , 4) , 5) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, p. 529
6) , 7) , 8) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, p. 530
9) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, p. 531
10) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, Nagel, Paris, 1946, p. 37.
11) , 16) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, p. 22
12) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, p. 17
13) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, pp.17-18
14) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, pp.19-20
15) Jean-Paul SARTRE, L’existentialisme est un humanisme, p. 21
17) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, Gallimard, NRF, Paris, 194
18) Cfr point a. ci-dessus
19) Jean-Paul SARTRE, L’être et le néant, Gallimard, NRF, Paris, 1943, p. 530.

19 réflexions au sujet de « Jean-Paul Sartre — Philosophie de la liberté »

  1. Mais du coup, si comme le déclare Sartre, l’homme est totalement libre dans ses choix, et que la liberté des autres dépend de la notre, peut-on dire que l’homme est libre de commettre un meurtre?
    En effet, d’un côté il est libre de ses choix, donc libre de décider de commettre un meurtre, mais de l’autre, si il commet un meurtre, alors il met nécessairement fin à la liberté d’autrui, donc il n’est pas libre ou « moins » libre.

  2. Oui avec ce travail de Jean Paul Sartre nous constatons que l’homme est vraiment libre. Mais avec les différents actes de terrorisme que nous voyons dans notre monde d’aujourd’hui tels que ceux de Nice EN France, de Grand Bassam en Cote d’Ivoire et bien d’autres, ne limitent-ils pas cette liberté humaine?

    • Non, car vous êtes encore libre de vous promener dans la rue et dans tout les endroit dont vous avez peur d’aller. Il faudra simplement vivre avec les conséquences de ces actes. Vous êtes encore libre d’avoir peur et de rester chez vous terrorisé, autant que vous pouvez aussi ne pas avoir peur et d’aller où vous voulez.

  3. Merci! Sartre, le philosophe et écrivain nous invite à nous questionner sur la liberté. Couramment définie comme la capacité d’agir, de penser et de exprimer selon ses propres choix…

  4. Il est vrai que l’homme est libre mais il bénéficie d’une liberté participative. C’est-à-dire que sa liberté participe d’une liberté transendantale et cette liberté transcendantale est en un être suprême qui est Dieu. Et c’est de lui qu’il reçoit son existence, sa liberté, etc

  5. Bien faire; l’homme demeure en tout état de cause libre parce qu’il ne faudrait pas rejeter ses erreurs sur un être qui est supposé le sauver au dernier moment de sa vie

  6. la vraie liberté prend fin là où commence celle des autres. C’est comme une propriété, si on autorise pas, que personne n’aura l’accès. Hélas la liberté aujourd’hui avec les puissances est piétinée, où elle est remplacée par la raison des plus fort est toujours la meilleurs. On a un exemple concret de la liberté totale on tue les enfants, les vieillards, les femmes et les hommes civils donc Israël ce pays sanguinaire a piétiné toutes les lois internationales, toutes les résolutions de l’ONU dont la cause principale est le soutien total de ces puissances alors de quelle liberté il s’agit…..

  7. nous sommes tous libres et on ne peut en faire autrement, parce que la liberté est né avec nous. en refusant notre liberté c’est comme refuser notre existence.  » l’homme (le pour-soi) est un être qui se découvre par ses actions ». c’est à dire qu’il n’y a pas de futur prédestiné pour nous, « L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait ».
    bon courage pour les sartrienne, vous fait tous de ma famille.

  8. Bien faire; l’homme demeure en tout état de cause libre parce qu’il ne faudrait pas rejeter ses erreurs sur un être qui est supposé le sauver au dernier moment de sa vie. Mais il faut dire pendant tout le temps où l’homme compte sur cet être il fait quoi pour vivre et pour suivre

  9. si on part du principe logique selon lequel il y a des atomes et des cellules, qui sont infiniment petits et que l’homme soit au dessus de ces particules du fait qu’il les manipule on peut également en déduire qu’il soit lui aussi en dessous d’un etre. comme avec plus et moins l’infini. tout les corps et toutes les matières étant ce moins, cet etre et la nature étant ce plus et l’homme l’intervalle entre le moins que sont tout ce qu’il maitrise et le plus qu’est celui qu’on appelle conventionnellement et universellement dieu. et si on veut obstinément penser son origine, il faudrait aussi penser le point d’origine de moins l’infini et la finitude de plus l’infini.

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