La neutralité du net, principes de base

Si le principe de « neutralité du net » est à l’origine du succès et du développement d’internet et d’une bonne partie des technologies de communication que nous connaissons aujourd’hui, force est de constater qu’il est de plus en plus mis à mal.

Au nom d’arguments économiques (prétextant du coût du déploiement du très haut débit ou de celui de l’augmentation de la demande en  bande passante liée à l’essor de la vidéo sur le net en France ou aux É.-U., par exemple), au nom d’arguments moraux (en Turquie, en Iran,…), ou encore légaux (pour lutter contre le « piratage »), politiques (à Cuba et au Vénézuela, en Chine,…), ou autres, internet est est de plus en plus filtré et bridé.

Vous connaissez déjà les limitations de contenus en fonction du pays dans lequel vous vous trouvez (par exemple sur YouTube)? Bientôt d’un fournisseur d’accès à internet à l’autre, d’un plan tarifaire à l’autre, d’un pays à l’autre, vous pourriez ne plus avoir accès au même internet et aux mêmes possibilités.

Selon votre situation, l’accès aux contenus multimédias (vidéos, musique,…) pourrait être facilités, …ou limités, …voire totalement bloqués. Les technologies d’échange et de communication pourraient également subir le même sort (la téléphonie par internet, la visioconférence, le partage de fichiers,…), etc. Ce n’est rien de moins que la mise en place d’une gestion différenciée du trafic des données qui est en train de se mettre en place. Inévitablement un internet à deux (ou plusieurs!) vitesses apparaîtra sous peu.

Pour illustrer avec clarté ce qu’est la neutralité du net et comprendre en quoi il s’agit d’un principe important à préserver, je vous propose de lire ces quelques slides, sous licence Creative Commons-BY, réalisées par Guillaume « Skhaen » Lecoquierre.

Pour aller plus loin, ne manquez pas d’aller faire un tour sur:

 

Tu ne téléchargeras point…

Extrait de la série anglaise The IT Crowd

Épinglé sur l’article non moins intéressant de Maître Eolas, au sujet de « l’affaire Muholland Drive ». Pour la cour d’appel, le droit à la copie privée est une exception au droit, pas un droit lui-même. Au final, le Tribunal a donc débouté définitivement le plaignant qui souhaitait se faire rembourser l’achat de son DVD pour cause de l’impossibilité d’exercer son droit de copie privée qui semblait pourtant légitime. Plus d’explications:

Brève sur Linuxfr.org | Article sur le site de Maître Eolas

Vers le Peer-to-Peer légal ?

La société des auteurs et interprètes d’enregistrements sonores canadiens (la S.A.C.) a lancé récemment un appel, passé quasi inaperçu dans nos médias, en faveur d’une légalisation du P2P par la mise en place d’une « monétisation des partages de fichiers musicaux numériques ».

Pour les personnes qui connaissent bien le sujet, cela s’apparente à la proposition faite en France de « licence globale »… Et puisque c’est également d’actualité, sachez qu’au final la France vient de prendre une direction totalement opposée et, depuis quelques jours, comme le titrait zdnet.fr, la Cnil vient de donner son feu vert à la traque des internautes sur les réseaux P2P en France (à suivre de près!).

Mais revenons-en à ce qui nous intéresse; en bref, le principe de la proposition en question, serait de légaliser les échanges, entre les particuliers, de fichiers numériques soumis au droit d’auteur en contrepartie d’un système de forfait (d’environ 5 $ canadien, donc 3.39 € /mois) que paierait les abonnés résidentiels au net canadien…

Ya de l’idée non?

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