Le partage est légitime

Par Philippe Aigrain

Le partage de fichiers représentant des oeuvres couvertes par le droit d’auteur entre individus sans but de profit a été rendu illégal au cours des 30 dernières années dans la plupart des pays et dans la plupart des cas. Cela ne m’empêche d’affirmer haut et fort que l’acte de prendre une oeuvre numérique qu’on a acquis et de la copier, la rendre accessible à d’autres ou leur envoyer est non seulement légitime, mais une contribution essentielle à l’établissement d’une culture commune.

Je propose de défendre cette position en suivant les points suivants: montrer l’utilité du partage (délimité comme ci-dessus) et sa légitimité même sans autorisation des auteurs, montrer que lorsqu’on l’interdit, les pratiques culturelles appauvrissantes chassent les pratiques enrichissantes, et finalement affirmer que la prohibition du partage sera un jour vue comme un étonnant obscurantisme.

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Article sous licence Creative Commons BY-SA

Souffle pataphysique à Bruxelles…

GidouilleL’Hélicon asbl nous proposera à et en partenariat avec La Maison du Livre, samedi 11 octobre 2008, deux conférences inoubliables intitulées Autour du faux & Éthologie de l’ordre des Chélicéropodes, dans le cadre de l’exposition «le fabuleux mais improbable Musée du Docteur Paul Walkinson» (un éminent spécialiste du « faux » et grand savant pataphysicien), se déroulant du du 24 septembre au 7 novembre 2008 à La Maison du Livre de Saint-Gilles (Bruxelles).

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School of Life

« School of Life » est un court-métrage de Jake Polonsky. L’histoire se déroule dans une école secondaire britannique. Aujourd’hui les élèves vont avoir une leçon qui donne réponse à toutes les questions de la vie… « This will be the most important lesson of your life. Maybe the only important lesson. »
School of Life a remporté le British Independent Film Award du meilleur court-métrage en 2004.

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Site officiel de « School of Life »

Qui vole qui ?

Nos artistes sont « inquiets, très inquiets ».

Pitié, « ne pillez pas nos oeuvres ! » Tel est le cri de détresse lancé par les 52 artistes signataires de l’appel contre le « piratage » sur le net et qui par cette occasion affirment leur soutient à la future loi française « Hadopi », rebaptisée “Loi Création et Internet”, qui prévoit un filtrage du net, une surveillance généralisée des internautes et une « riposte graduée » pour ceux qui oseraient encore télécharger de la musique illégalement.

Ils nous lancent aussi un « ne soyons pas hypocrites ».  Mais qui est hypocrite dans l’histoire? Cet internaute que l’on accuse de « piraterie » quand il veut écouter un morceau? Cet artiste trop vite convaincu d’avoir un manque à gagner et d’être « pillé » par ce même internaute? Ces vieilles majors qui sont dépassées et qui veulent défendre leur business en appliquant leurs anciennes méthodes ? Ou bien encore le politique qui n’ose pas ouvrir de véritable débat démocratique sur le sujet et entamer des réforme dans le respect et l’intérêt de ses citoyens, de la diversité culturelle, de l’accès à la culture et au savoir ?

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